• 1 / 23

    L'entraînement quotidien au Kung Fu a lieu tous les matins après la prière. Ici entrainement au Wushu (le sabre souple). // Daily Kung Fu training takes place every morning after prayer. Here Wushu training (soft sword).

  • 2 / 23

    Dikamat Narmana Daikiri, 16 ans, lors du passage de la nouvelle année. « Les qualités d'une nonne ? Ce ne sont pas des qualités, c'est l'esprit » // Dikamat Narmana Daikiri, 16, during the New Year. “The qualities of a nun? It’s not qualities, it’s the spirit”.

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    Prière du matin. Durant plus d'une heure, les prières (en tibétain) matinales sont accompagnées de chants, et de nombreux instruments de musique // Morning prayer. For more than an hour, morning prayers (in Tibetan) are accompanied by songs, and numerous musical instruments.

  • 4 / 23

    Entrainement matinal de Kung Fu // Morning Kung Fu training.

  • 5 / 23

    La nuit tombe sur le monastère qui surplombe Katmandou // Night falls on the monastery overlooking Kathmandu.

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    Puja (chants religieux) du matin. Dans les couvents pour femmes, des hommes se déplacent habituellement pour célébrer l'office. Mais ici, ce sont les nonnes qui dirigent la cérémonie // Morning puja (religious songs). In women's convents, men usually travel to celebrate the service. But here, it is the nuns who lead the ceremony.

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    Entrainement matinal de Kung Fu // Morning Kung Fu training

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    Une nonne allume l'encens en début de journée // A nun lights incense at the start of the day

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    Prières // Prayers

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    L'entraînement quotidien au Kung Fu a lieu tous les matins après la prière. Ici entrainement au Wushu (le sabre souple) // Daily Kung Fu training takes place every morning after prayer. Here Wushu training (flexible sword).

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    Thé du matin // Morning tea after praying

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    Derniers encouragements avant une démonstration de Kung Fu // Final encouragement before a Kung Fu demonstration.

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    Jigme Yangchen Ghakid, 8 ans s'endort sur son livre de prière lors de la prière du matin le reveil (à 3 heures) est difficile dans les premiers temps // Jigme Yangchen Ghakid, 8 years old, falling asleep on his prayer book during morning prayer, waking up (at 3 a.m.) is difficult at first.

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    Démonstration de tambours // Drum performance

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    Concentration avant une performance de Kung Fu // Concentration before a Kung Fu performance.

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    Ecole du matin pour les plus jeunes. Le premier apprentissage est la langue tibétaine // Morning school for the youngest. The first learning is the Tibetan language.

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    Chant de prière accompagné de tambour tibétain à deux faces // Prayer song accompanied by two-sided Tibetan drum.

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    Les nonnes effectuent une danse du dragon, un rituel jadis réservé aux hommes, lors d'un événement au monastère // Nuns perform a dragon dance, a ritual once reserved for men, during an event at the monastery

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    Dans le dispensaire du monastère, la nonne-médecin donne des plantes allopathiques à un moine en visite. La pharmacologie ayurvédique est impressionante // In the monastery dispensary, the nun-doctor gives allopathic plants to a visiting monk. Ayurvedic pharmacology is impressive.

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    Entrainement matinal de Kung Fu // Morning Kung Fu training.

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    Jigme Dikamat Narmana Daikiri, 16 ans fait du tambour et du Kung Fu. "Je veux que mes parents soient fier de moi et accomplir le Dharma » // Jigme Dikamat Narmana Daikiri, 16 years old, plays drums and Kung Fu. “I want my parents to be proud of me and fulfill the Dharma.”

Kung Fu Nunns

Agées de 6 à 54 ans 300 nonnes vivent au monastère Druk Amitabha. Leurs pratiques bouleversent les codes du bouddhisme :  féministes, activistes, écologistes, ces « nonnes courages » luttent  sur tous les fronts.

Dans le bouddhisme, les nonnes sont traditionnellement reléguées aux tâches domestiques, tandis que les moines prennent en charge les rôles importants. Mais depuis 2008 une des écoles majeures du bouddhisme tibétain, l’ordre Drukpa, fondé il y a plus de 800 ans au Tibet, tente de changer la donne. Dès l’entrée au monastère, les nonnes du couvent Amidhaba, ajoutent  « Jigme » (« sans peur » en tibétain) à leur nom. Chaque jour, elles se livrent à une chorégraphie guerrière de deux heures. Le kung-fu n’est que la manifestation la plus visible des efforts du chef de l’école Drukpa pour émanciper les femmes. La journée des nonnes commence à 3h du matin. Elles se retrouvent pour des prières chantées,  qu’elles célèbrent elles mêmes (exception dans le bouddhisme) « Je veux aider les femmes et mon monastère est le meilleur endroit pour commencer. J’enseigne les textes directement aux nonnes. Si les moines veulent connaître ces enseignements, ils doivent apprendre auprès d’elles”, explique le Gyalwang Drukpa, le chef de la lignée spirituelle.”Les « nonnes sans peur », prient, danse, bricolent, font un périple annuel à  vélo  (yatra) de plus de 1000 kilomètres pour promouvoir la conscience environnementale, et l’égalité des genres. Elles ramassent les déchets, sensibilisent les jeunes filles aux menstruations (un sujet tabou au Népal), à leurs droits… Elles dispensent des formations pour apprendre l’auto-défense aux jeunes filles  en milieu rural (principalement en Inde) et lutter contre les abus faits aux femmes.

EN

Aged from 6 to 54, 300 nuns live in the Druk Amitabha monastery. Their practices upset the codes of Buddhism: feminists, activists, environmentalists, these « nuns courages » fight on all fronts.

In Buddhism, nuns are traditionally relegated to domestic duties, while monks take on important roles. But since 2008, one of the major schools of Tibetan Buddhism, the Drukpa order, founded more than 800 years ago in Tibet, is trying to change the situation.Upon entering the monastery, the nuns of the Amidhaba convent add ‘Jigme’ (‘without fear’ in Tibetan) to their name. Every day, they engage in a two-hour warrior choreography.Kung-fu is only the most visible manifestation of the efforts of the head of the Drukpa school to emancipate women. The nuns’ day begins at 3 AM. They meet for sung prayers, which they celebrate themselves (exception in Buddhism) « I want to help women and my monastery is the best place to start. I teach the texts directly to the nuns. If the monks want to know these teachings, they must learn from them, » explains Gyalwang Drukpa, the head of the spiritual lineage.”The «nuns without fear», pray, dance, tinker, make an annual journey by bike (yatra) of more than 1000 kilometers to promote environmental awareness, and gender equality. They pick up litter, raise awareness among young girls about menstruation (a taboo subject in Nepal), their rights… They provide training to teach self-defense to young girls in rural areas (mainly in India) and fight against the abuse committed against women.